Un copu d'Etat de Doué contre Doué

Publié le par vicky delore ndjeuga

Un coup d'Etat de Doué contre Doué
 
La rébellion des Forces nouvelles met la menace de l’ancien chef d’état-major des Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (FDSCI) sur le compte d’un règlement de compte entre clans du président de la République. Sans se féliciter de la menace du général Mathias Doué, elle se félicite, cependant, de cette rupture entre les « complices d’hier ».
 
 
« Aujourd’hui, il n’y a plus de doute. L’heure sonne. Le coup d’Etat aura lieu dans les prochains jours. Parce qu’il a été rendu officiel par ceux qui l’ont préparé avec l’assentiment de ceux qui l’ont voulu eux-mêmes pour quitter dans la honte, le pouvoir d’Etat ». C’est ainsi que la rébellion des Forces nouvelles analyse la décision de l’ancien chef d’état-major de l’Armée ivoirienne, de « chasser du pouvoir Laurent Gbagbo et sa famille »
En ce qui concerne les cause de ce divorce, longtemps annoncé et redouté, la rébellion de Guillaume Soro a sa petite idée derrière la tête. « Pour comprendre la situation actuelle, il suffit simplement de se rappeler que c’est les journaux du parti de Laurent Gbagbo lui-même qui ont annoncé la première fois que le Général Mathias Doué cherchait à renverser leur champion. Accusé sans pouvoir se défendre, Mathias Doué a failli être assassiné par ses anciens amis. L’opération baptisée « Tô monan », comprenez « le repas est cuit » avait permis d’humilier l’ancien chef d’état-major, qui échappa de très peu à une mort certaine.
Puis chaque jour de l’année 2005 qui est passé a vu le parti de Laurent Gbagbo brandir la menace du coup d’Etat, comme l’on brandit aux Etats-unis la menace terroriste », explique, avec force conviction, la rébellion.
Les FN, qui contrôlent la moitié Nord du pays depuis le coup d’Etat du 19 septembre 2002, se réjouissent de la perspective de pouvoir se débarrasser d’un « pouvoir souillé par tant de morts inutiles. Par tant d’assassinats non encore élucidés. Des assassinats politiques dont les auteurs avérés se la coulent douce aux délices du pouvoir de l’argent et de la force militaire. Mais, tout a une fin », justifient la rébellion.
Une position que le secrétaire général des FN a réaffirmé, le samedi 20 août 2005 à Pretoria, au sortir d’un entretien avec le médiateur sud-africain, Thabo Mbeki. « Nous sommes sur la même longueur d’onde que Doué Mathias et nous sommes heureux qu’il ait pris ses responsabilités. » a-t-il dit.
 
 V.D.
 
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Publié dans crise ivoirienne

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