Seydou Seydou Diarra dans le piège du G7
Désarmement, transition, et élections
Seydou Diarra dans le piège du G7
Le Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale est proposé par les adversaires du président Laurent Gbagbo pour conduire une autre transition, la troisième depuis le coup d’Etat de décembre 1999 contre le régime du président Henri Konan Bédié. Une proposition que semble ne pas envisager l’actuel parti au pouvoir, le FPI. Entre le marteau et l’enclume Seydou Diarra semble pris dans un piège.
L’opposition et à la rébellion ivoirienne préconise la mise en place d’un gouvernement de transition, après la date du 30 octobre. Au G7, le choix de l’homme devant conduire cette période fait l’unanimité.
Pour le président du PDCI, Henri Konan Bédié, l’accord de Linas Marcoussis indique la voie à suivre quant au choix de l’homme fort de la transition. «A Marcoussis, nous avons souhaité que le Premier ministre du gouvernement de réconciliation nationale reste en place jusqu’à l’organisation des élections. Dans ces conditions, il n’y a pas de président de la République», a-t-il expliqué.
Au G7, le choix de l’actuel Premier ministre, Seydou Diarra, se justifie par le fait qu’expérimenté, il connaît, mieux que quiconque, toutes les subtilités du dossier ivoirien. Dans la réalité, la carte Diarra rassure les candidats au fauteuil présidentiel. Car, ils ont moins la certitude qu’il s’agit d’une personnalité qui ne leur fera pas ombrage. Car, n’ayant aucune ambition de conquête encore moins de conservation du pouvoir.
Des arguments que ne partagent pas les refondateurs du parti au pouvoir et leurs alliés. Bien que refusant d’intégrer toute idée de transition politique, après la date du 30 octobre, les partisans de Laurent Gbagbo voient avant tout en Seydou Diarra, le choix et l’homme du G7.
Ainsi, le schéma Diarra est confronté à plusieurs équations. Si l’actuel Premier ministre devient chef de l’Etat, qui sera Premier ministre. Désignera-t-on un Premier proche du FPI et de Gbagbo, au risque d’être confronté à des blocages et autres actes de sabotage ; ou alors, désignera-t-on un Premier ministre pro-G7, mettant ainsi complètement à l’écart l’actuel pouvoir, qui ne saurait l’accepter ? Très difficile de répondre.
Maintenant, si Seydou Diarra reste Premier ministre, qui sera chef de l’Etat ? Autant de questions qui font croire que la décision de mettre sur pied une transition pourrait créer davantage compliquer le processus de sortie de crise qui divise la Côte d’Ivoire, depuis le 19 septembre 2002.
Vicky Delore
Publicité